Divorce amiable et crédit immobilier en cours : guide 2026

Divorce amiable et crédit immobilier en cours : guide 2026

Vous traversez un divorce par consentement mutuel et vous vous demandez ce qui va se passer avec votre crédit immobilier commun ? Vous n'êtes pas seul(e) dans cette situation. En France, plus de 60 % des couples qui divorcent ont un prêt immobilier en cours au moment de la séparation. C'est souvent la question qui génère le plus d'inquiétude, et c'est tout à fait compréhensible. Chez Mon Divorce Amiable, nous sommes là pour vous guider, étape par étape, avec clarté et sérénité.

En bref :

  • En 2026, plus de 60 % des couples divorcés ont un crédit immobilier commun à gérer lors de la séparation.
  • La désolidarisation du prêt nécessite l'accord de la banque et prend en moyenne 3 à 6 mois.
  • Selon l'article 1476 du Code civil, la liquidation du régime matrimonial est obligatoire avant la finalisation du divorce.
  • Trois solutions existent : rachat de soulte, vente du bien, ou maintien en indivision — chacune avec des implications fiscales et financières distinctes.

Qu'est-ce que la gestion du crédit immobilier lors d'un divorce amiable ?

Lorsqu'un couple divorce par consentement mutuel, tous les biens communs doivent être partagés. Le crédit immobilier en cours fait partie intégrante de ce partage. Il ne s'agit pas seulement de décider qui garde le logement : il faut également régler la question de la dette commune auprès de la banque.

La gestion du crédit immobilier lors d'un divorce désigne l'ensemble des démarches permettant de sortir l'un des deux époux de l'engagement de remboursement du prêt, ou de liquider ce prêt en vendant le bien. Cette étape est encadrée par la convention de divorce rédigée par les avocats, conformément aux articles 229-1 et suivants du Code civil.

Trois grandes options s'offrent à vous. Chacune implique des démarches spécifiques auprès de votre banque, du notaire et de l'administration fiscale. Comprendre ces options vous permettra de choisir sereinement la solution la mieux adaptée à votre situation.

Les trois options pour gérer votre prêt immobilier commun

Face à un crédit immobilier en cours, les époux qui divorcent à l'amiable disposent de trois grandes options. Chaque solution a ses avantages, ses inconvénients et ses conditions d'éligibilité. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à y voir plus clair.

Option 1 : Le rachat de soulte

Le rachat de soulte est la solution la plus courante. L'un des époux rachète la part de l'autre dans le bien immobilier. Il devient ainsi le seul propriétaire et le seul débiteur du prêt. La soulte est la somme versée à l'époux qui cède sa part. Elle est calculée sur la valeur actuelle du bien, diminuée du capital restant dû sur le prêt.

Par exemple, si le bien vaut 300 000 €, que le capital restant dû est de 100 000 € et que les parts sont égales, la soulte sera de (300 000 − 100 000) / 2 = 100 000 €. L'époux qui rachète devra donc verser 100 000 € à l'autre et reprendre seul le prêt de 100 000 €. Cette opération nécessite un acte notarié et l'accord de la banque pour la désolidarisation.

Option 2 : La vente du bien immobilier

Si aucun des deux époux ne souhaite ou ne peut conserver le bien, la vente est la solution la plus simple. Le produit de la vente rembourse le capital restant dû sur le prêt. Le solde, s'il est positif, est partagé entre les deux époux selon leurs droits respectifs.

Attention aux indemnités de remboursement anticipé (IRA). Elles peuvent représenter jusqu'à 3 % du capital restant dû, dans la limite de 6 mois d'intérêts. Certains contrats de prêt prévoient une exonération en cas de divorce, pensez à vérifier votre contrat.

Option 3 : Le maintien en indivision

Les deux époux peuvent décider de conserver le bien en indivision temporaire, notamment pour préserver la stabilité des enfants. Ils continuent alors à rembourser le prêt ensemble. Cette solution est encadrée par les articles 815 et suivants du Code civil. Elle est généralement provisoire et doit être formalisée dans la convention de divorce.

La désolidarisation du prêt immobilier : comment ça fonctionne ?

La désolidarisation est la procédure par laquelle l'un des deux co-emprunteurs est retiré du contrat de prêt immobilier. C'est une étape clé lors d'un divorce, car elle permet à l'époux qui quitte le logement de ne plus être responsable du remboursement de la dette.

La désolidarisation n'est pas automatique. Elle doit être demandée à la banque et acceptée par elle. La banque va étudier la capacité financière de l'époux qui reste seul emprunteur. Elle vérifie ses revenus, son taux d'endettement et sa situation professionnelle. Si les revenus sont insuffisants, la banque peut refuser la désolidarisation.

Question : La banque peut-elle refuser la désolidarisation lors d'un divorce ?

Réponse : Oui, la banque peut légalement refuser la désolidarisation si l'époux restant ne présente pas les garanties financières suffisantes. Dans ce cas, la vente du bien ou le recours à un co-emprunteur tiers peuvent être envisagés. Il est conseillé de consulter un courtier en crédit immobilier pour trouver des solutions alternatives.

La procédure de désolidarisation comprend plusieurs étapes :

  1. Adresser une demande écrite à la banque, accompagnée du jugement de divorce ou de la convention de divorce.
  2. Fournir les justificatifs de revenus et de situation professionnelle de l'époux qui reprend le prêt.
  3. Attendre la décision de la banque (délai moyen : 1 à 3 mois).
  4. Signer un avenant au contrat de prêt si la banque accepte.
  5. Faire établir un acte notarié de partage pour officialiser le transfert de propriété.

En 2026, le délai global entre la demande de désolidarisation et la signature de l'avenant varie entre 3 et 6 mois. Anticipez cette démarche dès le début de la procédure de divorce pour éviter tout retard.

Tableau comparatif des trois solutions pour votre crédit immobilier

Solution Durée estimée Coût approximatif Accord banque requis Acte notarié requis Idéal si...
Rachat de soulte 3 à 6 mois Frais de notaire (2,5 à 5 % de la soulte) Oui (désolidarisation) Oui L'un des époux veut garder le bien
Vente du bien 3 à 12 mois IRA + frais d'agence (4 à 8 %) Non (remboursement total) Oui Aucun des époux ne veut garder le bien
Maintien en indivision Variable (provisoire) Faible à court terme Non Recommandé Solution temporaire pour les enfants

Le rôle de la convention de divorce dans la gestion du prêt

Dans un divorce par consentement mutuel, la convention de divorce est le document central. Elle est rédigée par les avocats des deux époux et déposée chez un notaire. Selon l'article 229-1 du Code civil, cette convention doit régler l'ensemble des conséquences du divorce, y compris le sort du patrimoine immobilier et des dettes communes.

La convention doit préciser clairement qui conserve le bien immobilier, selon quelles modalités le crédit sera repris ou soldé, et le montant de la soulte éventuelle. Elle doit également mentionner les démarches prévues auprès de la banque. Une convention incomplète sur ces points peut entraîner des complications ultérieures.

Le notaire joue un rôle essentiel. Il est obligatoirement impliqué dès lors qu'un bien immobilier est concerné. Il établit l'acte de partage ou de cession, calcule les droits de partage applicables et s'assure de la conformité de l'opération. En 2026, les droits de partage s'élèvent à 1,80 % de la valeur nette du bien partagé, conformément à l'article 746 du Code général des impôts.

Question : Doit-on obligatoirement passer par un notaire pour gérer le crédit immobilier lors d'un divorce amiable ?

Réponse : Oui, le recours au notaire est obligatoire dès qu'un bien immobilier est concerné dans un divorce. Il établit l'acte authentique de partage ou de cession, indispensable pour la désolidarisation et le transfert de propriété. Sans acte notarié, la banque ne peut pas procéder à la modification du contrat de prêt.

Aspects fiscaux à ne pas négliger en 2026

La gestion du crédit immobilier lors d'un divorce a des implications fiscales importantes. Mieux les comprendre vous évitera de mauvaises surprises et vous permettra d'anticiper sereinement.

Les droits de partage

Lors du partage d'un bien immobilier entre époux, des droits de partage sont dus à l'administration fiscale. En 2026, ce taux est de 1,80 % appliqué sur la valeur nette du bien (valeur du bien moins le capital restant dû). Ce droit est dû que le partage résulte d'un rachat de soulte ou d'une vente entre époux.

La plus-value immobilière

Si le bien est vendu à un tiers, une plus-value peut être imposable. Toutefois, si le bien constituait la résidence principale des deux époux, la plus-value est totalement exonérée d'impôt, selon l'article 150 U II du Code général des impôts. Cette exonération s'applique même si l'un des époux a quitté le domicile avant la vente, sous certaines conditions.

Question : La plus-value sur la vente du logement familial est-elle taxée lors d'un divorce ?

Réponse : Non, si le bien était la résidence principale du couple, la plus-value est exonérée d'impôt, conformément à l'article 150 U II du Code général des impôts. Cette exonération s'applique même si l'un des époux a quitté le logement avant la vente, à condition que la vente intervienne dans un délai raisonnable après le départ et que le bien ne soit pas loué entre-temps.

Que faire si la banque refuse la désolidarisation ?

Le refus de la banque est une situation stressante, mais pas sans issue. Plusieurs alternatives existent pour débloquer la situation et avancer sereinement dans votre divorce.

La première solution est le rachat de crédit. L'époux qui souhaite conserver le bien peut souscrire un nouveau prêt, seul, auprès d'une autre banque. Ce nouveau prêt rembourse l'ancien crédit commun. L'époux devient alors seul propriétaire et seul emprunteur. Cette opération peut permettre de négocier un meilleur taux si les conditions de marché sont favorables.

La deuxième solution est l'ajout d'un co-emprunteur ou d'une caution. Si les revenus de l'époux restant sont insuffisants, il peut présenter un nouveau co-emprunteur (un membre de la famille, par exemple) ou une garantie supplémentaire pour rassurer la banque.

La troisième solution, en dernier recours, est la vente du bien. Si aucune solution bancaire n'est possible, la vente permet de solder le crédit et de clore définitivement la dette commune. C'est souvent la solution la plus propre et la plus rapide pour repartir sur de nouvelles bases.

Nous vous recommandons vivement de consulter un courtier en crédit immobilier dès le début de votre procédure de divorce. Il pourra anticiper les éventuels blocages et vous proposer des solutions adaptées à votre profil financier.

Question : Peut-on continuer à rembourser le crédit immobilier à deux pendant la procédure de divorce ?

Réponse : Oui, pendant la procédure de divorce par consentement mutuel (qui dure en moyenne 3 à 6 mois), le crédit continue d'être remboursé par les deux co-emprunteurs. Il est important de maintenir les paiements pour éviter tout incident de remboursement qui pourrait compliquer la désolidarisation ou la vente ultérieure.

Nos conseils pratiques pour traverser cette étape sereinement

Gérer un crédit immobilier lors d'un divorce est une démarche complexe, mais elle est tout à fait surmontable avec une bonne organisation. Voici nos recommandations pour avancer avec sérénité.

  • Anticipez dès le début : Contactez votre banque dès que vous envisagez le divorce. Renseignez-vous sur les conditions de désolidarisation prévues dans votre contrat de prêt.
  • Faites estimer votre bien : Mandatez un agent immobilier ou un notaire pour obtenir une estimation précise de la valeur de votre bien. Cela permettra de calculer la soulte de manière équitable.
  • Consultez un avocat spécialisé : Votre avocat rédigera la convention de divorce en intégrant toutes les clauses relatives au crédit immobilier. C'est une étape indispensable.
  • Faites appel à un courtier : Un courtier en crédit immobilier peut vous aider à trouver les meilleures conditions pour un rachat de crédit ou une désolidarisation.
  • Communiquez avec votre ex-conjoint(e) : Une bonne communication entre les deux parties facilite toutes les démarches et accélère les procédures.
  • Prenez soin de vous : Cette période est éprouvante. N'hésitez pas à vous entourer de proches et à consulter un professionnel de santé si nécessaire.

Vous souhaitez être accompagné(e) dans votre divorce amiable, y compris pour la gestion de votre crédit immobilier ? Obtenez votre devis gratuit sur Mon Divorce Amiable et découvrez comment nous pouvons vous aider à traverser cette étape avec sérénité.

FAQ : Divorce amiable et crédit immobilier en cours

Question : Que devient le crédit immobilier en cas de divorce par consentement mutuel ?

Réponse : Le crédit immobilier doit être réglé dans le cadre de la convention de divorce. Trois options sont possibles : le rachat de soulte (l'un des époux reprend le prêt seul), la vente du bien (le produit rembourse le prêt), ou le maintien en indivision (les deux époux continuent à rembourser ensemble temporairement). Le choix est formalisé dans la convention de divorce rédigée par les avocats, conformément à l'article 229-1 du Code civil.

Question : Combien coûte la désolidarisation d'un prêt immobilier lors d'un divorce ?

Réponse : La désolidarisation en elle-même ne génère pas de frais bancaires fixes, mais elle implique des frais de notaire pour l'acte de partage (environ 2,5 à 5 % de la valeur de la soulte) et des droits de partage de 1,80 % en 2026. Des frais de dossier bancaire peuvent également s'appliquer selon les établissements.

Question : Peut-on divorcer à l'amiable si l'un des époux ne peut pas reprendre le crédit seul ?

Réponse : Oui, le divorce amiable reste possible. Si l'un des époux ne peut pas reprendre le crédit seul, la solution la plus courante est la vente du bien immobilier. Le produit de la vente rembourse le crédit commun et le solde est partagé entre les deux époux. Un courtier en crédit peut également explorer des solutions de rachat de crédit avec garanties supplémentaires.

Question : Le divorce amiable est-il plus rapide pour gérer un crédit immobilier qu'un divorce contentieux ?

Réponse : Oui, le divorce par consentement mutuel est généralement plus rapide et moins coûteux. Il dure en moyenne 3 à 6 mois contre 12 à 36 mois pour un divorce contentieux. Les frais d'avocat sont également moindres : comptez 1 500 à 3 500 € pour un divorce amiable, contre 6 000 à 15 000 € ou plus pour un divorce conflictuel. Cette rapidité permet de régler la question du crédit immobilier plus vite et de repartir sur de nouvelles bases.

Question : Faut-il informer la banque dès le début de la procédure de divorce ?

Réponse : Il n'existe pas d'obligation légale d'informer la banque dès le début de la procédure. Cependant, il est fortement conseillé de le faire rapidement pour anticiper les délais de désolidarisation (3 à 6 mois en moyenne) et éviter tout retard dans la finalisation du divorce. Certaines banques exigent la convention de divorce définitive avant d'étudier la demande de désolidarisation.

Question : Quels documents fournir à la banque pour la désolidarisation lors d'un divorce ?

Réponse : La banque demande généralement la convention de divorce homologuée ou le jugement de divorce, les trois derniers bulletins de salaire de l'époux qui reprend le prêt, ses deux derniers avis d'imposition, un justificatif de domicile et un relevé d'identité bancaire. Certaines banques peuvent demander des documents complémentaires selon votre situation.

Vous envisagez de divorcer à l'amiable ?

Recevez une estimation gratuite en 2 minutes. Nos avocats partenaires vous rappellent sous 24h, sans engagement. Dès 259€ par époux.

Questions fréquentes

Le crédit immobilier doit être réglé dans la convention de divorce. Trois options existent : le rachat de soulte (l'un des époux reprend le prêt seul), la vente du bien (le produit rembourse le prêt), ou le maintien en indivision temporaire. Le choix est formalisé par les avocats dans la convention de divorce, conformément à l'article 229-1 du Code civil.
La désolidarisation implique des frais de notaire pour l'acte de partage (2,5 à 5 % de la valeur de la soulte) et des droits de partage de 1,80 % en 2026, conformément à l'article 746 du Code général des impôts. Des frais de dossier bancaire peuvent également s'appliquer selon les établissements.
Oui, la banque peut refuser si l'époux restant ne présente pas les garanties financières suffisantes. En cas de refus, plusieurs alternatives existent : rachat de crédit auprès d'une autre banque, ajout d'un co-emprunteur ou d'une caution, ou vente du bien immobilier pour solder la dette commune.
Non, si le bien constituait la résidence principale du couple, la plus-value est totalement exonérée d'impôt, conformément à l'article 150 U II du Code général des impôts. Cette exonération s'applique même si l'un des époux a quitté le logement avant la vente, sous certaines conditions de délai.
Oui, le notaire est obligatoire dès qu'un bien immobilier est concerné dans un divorce. Il établit l'acte authentique de partage ou de cession, indispensable pour la désolidarisation et le transfert de propriété. Sans acte notarié, la banque ne peut pas procéder à la modification du contrat de prêt.
Oui, pendant la procédure de divorce par consentement mutuel (3 à 6 mois en moyenne), le crédit continue d'être remboursé par les deux co-emprunteurs. Il est essentiel de maintenir les paiements pour éviter tout incident qui pourrait compliquer la désolidarisation ou la vente du bien.

Prêt(e) à avancer sereinement ?

Commencez votre divorce à l'amiable dès aujourd'hui. Un accompagnement humain, à votre rythme.